L'actualité de l'immobilier à Toulouse

Toulouse : l’immobilier résiste à la crise au premier trimestre 2014

Malgré la crise économique et un contexte d’instabilité fiscale, le marché immobilier de Toulouse connaît une belle stabilité… Tel est le constat de la Chambre Interdépartementale des notaires dans son étude annuelle du marché immobilier. Cependant, il révèle également de fortes disparités selon les quartiers de la métropole de Haute-Garonne.

Le neuf a la côte, l’ancien connaît une légère baisse des prix.

Dans son analyse annuelle publiée fin mars, la Chambre des Notaires constate une stabilisation du marché immobilier à Toulouse, avec une légère baisse des prix de 1,4% dans l’ancien et un prix médian au mètre carré fixé à 2500 euros. « Malgré le contexte de crise économique, le marché ne souffre pas et reste porté par le dynamisme économique de la région ». constate Maître Philippe Pailhès, responsable immobilier de la Chambre des Notaires.

Selon les experts de l'immobilier, le marché du neuf joue également un rôle de levier : avec une hausse de 3,2% des ventes en comparaison à 2012, Toulouse connaît un regain de confiance des promoteurs immobiliers, stimulant ainsi le marché. Dans une étude publiée par le Crédit Foncier, plus de 1000 opérations immobilières seraient actuellement en constructions avec des prix moyens de 3430 euros le mètre carré en couronne et 4500 euros le mètre carré dans le centre de Toulouse. Un marché qui reste « dynamique et abordable dans un contexte d’instabilité fiscale », selon l’expert en crédit immobilier.

Un marché qui reste hétérogène

Si l’immobilier à Toulouse résiste mieux à la crise que le niveau national, la disparité de ses quartiers et de ses secteurs entrainent cependant une hétérogénéité du marché tendant à se renforcer en ce début 2014. Ainsi, dans l’hyper-centre de Toulouse, un recul des prix de 9,2% est à noter pour Saint-Étienne (3770 euros le mètre carré) et 4% pour les Carmes (3600 euros le mètre carré). Cependant, le quartier très recherché de Busca connaît une forte hausse de 13,1% (3420 euros le mètre carré), Saint-Cyprien grimpe de 10,8% (3350 euros le mètre carré) tandis que Saint-Georges détient le record de 3930 euros le mètre carré soit une hausse de 9,2%. La première couronne toulousaine connaît également de fortes disparités par quartier, notamment pour les maisons anciennes. Si le quartier chic de la Côte Pavée, mal desservi, est délaissé des acheteurs et connaît une baisse des prix de 27% sur ses maisons, le Quartier des Minimes, lui, voit sa côte grimper de 10% ! Considéré par les experts immobiliers comme le nouveau quartier à la mode, le prix médian d’une maison est fixé à 390 000 euros.

Enfin, la couronne extérieure tire également son épingle du jeu : les quartiers de Tournefeuille, Colomiers et Blagnac connaissent une hausse des prix variant de 7 à 9%. Considérée par les experts de l'immobilier comme la commune la plus chère de la métropole, Tournefeuille reste très dynamique avec une hausse de 8,2% et un prix d'acquisition médian de 335 300 euros pour une maison ancienne.

Un début d’année 2014 dynamique.

La Chambre des Notaires constate également un regain d’activité et de transactions due aux réformes fiscales. Si de nombreux acheteurs se sont empressés de signer avant le 1er mars et l’augmentation de 10% des frais de notaires, le marché connaît une dynamique due à la réforme des plus-values qui prendra effet fin août. Enfin, 2014 devrait se présenter sous les meilleurs hospices pour le marché immobilier toulousain : dans une étude nationale publiée fin mars, le Crédit Foncier voit une légère baisse de 1% du prix des logements neufs tandis que l’ancien, du fait de la rareté de l’offre, devrait augmenter légèrement. Une tendance à la stabilisation qui devrait se maintenir toute l’année.

Toujours selon cette étude, avec des prix moins élevés que dans d’autres grandes métropoles françaises, Toulouse occupe la 6e place sur 13 des villes les plus accessibles à l’acquisition.